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Extrait du livre La grippe dans tous ses états

Introduction

Bon an mal an, les saisons comme les périodes de grippe se succèdent. Cette maladie fait partie de nos vies sans nous inquiéter puisque la plupart d’entre nous passerons trois ou quatre jours au lit avant de reprendre le travail ou la route de l’école. Par contre, nous savons tous que les personnes âgées peuvent être plus à risque en contractant la grippe tout comme les personnes ayant un système immunitaire affaibli. N’importe quel virus (ou bactérie) plus virulent pourra aussi leur être fatal.

La grippe saisonnière tue, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) entre 250 000 et 500 000 personnes par année sur la planète. Elle en tue près de 36 000 aux États-Unis et de 2 000 à 8 0001 au Canada. Voilà la réalité concernant la grippe.

La fin de l’année 2009 a vu surgir une grande peur, celle d’une pandémie annoncée depuis très longtemps. Le terme pandémie ne veut pas nécessairement dire « danger » mais bien « augmentation du nombre de cas, donc facilité de contagion, sur deux continents à la fois ». Depuis le début de 2009, la notion de sévérité est exclue de la définition pandémie. Le terme épidémie, quant à lui, fait aussi référence à une augmentation du nombre de cas d’une maladie mais dans un groupe plus restreint d’individus (dans une région ou collectivité).

La puissance des médias étant ce qu’elle est et le thème de la pandémie étant vendeur, au moment d’écrire ces lignes, la peur est à la porte d’un grand nombre de foyers. Pourquoi? Pour deux raisons toutes simples, la première parce que nous négligeons la prévention et, la deuxième, parce que trop de gens ont perdu la capacité de se soigner eux-mêmes. Consultant le médecin dès le moindre petit bobo, ils n’ont plus les connaissances de base pour les soins quotidiens.
Comme nous le verrons dans les prochaines pages, la grippe est une maladie virale et non bactérienne. Les antibiotiques ne sont donc d’aucune utilité, à moins qu’il y ait une complication bactérienne. L’arsenal médical actuel a aussi ses limites. Les médicaments antiviraux sont rares, chers et très controversés par les multiples effets secondaires qu’ils engendrent. Que nous reste-t-il ? D’abord la prévention, car c’est la première ligne de défense peu importe la maladie. À tout moment dans notre quotidien nous affrontons des bactéries et des virus que nous détruisons chaque jour, sans oublier les cellules cancéreuses. Heureusement, nous ne sommes pas conscients de tous ces combats que notre système immunitaire remporte et c’est très bien ainsi.

La maladie peut donc survenir. Nous devons donc agir dès les premiers symptômes. Trop de personnes malades attendent en se croisant les doigts que «ça passe ou que ça casse» comme le dit l’expression populaire. Ou bien elles prennent un médicament qui soulage leurs symptômes (par exemple, Tylénol, Advil, etc.) sans savoir que, en certaines occasions, son utilisation peut nuire au rétablissement de la santé.

Nous devrions mieux connaître notre corps et son fonctionnement afin de le soutenir dans sa capacité d’autoguérison. Nous serons plus en confiance, la peur aura moins d’emprise sur nous, notre santé n’en sera que meilleure.

1. Agence de la santé publique du Canada, Votre guide de préparation au virus H1N1.

Éditions Le Dauphin Blanc
ISBN 978-2-89436-252-5
114 pages