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Introduction La Vie… L’univers des bébés et des jeunes enfants me fascine. Je ne peux m’empêcher de constater et de contacter leur pleine présence à la vie, leur communion avec cette dernière. Ils sont si entiers : tout sourire, tout amour ou toute colère, toute tristesse ou encore toute douleur. Ils ne font aucune concession sur ce qu’ils vivent, ils n’étouffent rien, pour l’instant… jusqu’à ce que le temps ait fait son œuvre. Peu à peu, sans que l’on sache pourquoi, cette étincelle de vie qu’ils avaient dans les yeux au réveil le matin s’éteint. Vous connaissez ce regard matinal (vers 5 heures et demie, au lever du soleil !), là où ils sont tout pimpants, prêts à mordre dans une nouvelle journée à plein sourire. Sourire si contagieux, même si nous sommes encore engourdis par une nuit trop courte ! Regardez votre conjoint ou conjointe demain matin au réveil et voyez si cette étincelle est encore présente… Observez votre adolescent au réveil; porte-t-il cette étincelle ? Et surtout, observez votre propre réveil… Dans quel état êtes-vous, généralement, au lever ? Pimpant, prêt à mordre dans la vie comme si vous étiez à votre première journée de vacances ou vous sentez-vous plutôt comme étant perpétuellement à la veille de votre retour au travail ? Que s’est-il passé ? Tellement d’événements et d’expériences ont été vécus… qui nous ont conduits jour après jour à perdre le contact avec nous-même, avec notre Essence véritable, avec ce qui nous habite le plus intimement : notre Âme. Ne disons-nous pas régulièrement que « les yeux sont le miroir de l’âme » ? Il est essentiel d’observer le monde dans lequel nous vivons si nous désirons aider nos enfants à conserver le plein potentiel de vie qui les habite. Nous vivons dans un monde qui engourdit, qui gèle, qui anesthésie les blessures, les maux physiques et les maux de l’être. Comment ? — Premièrement, en niant leur existence même ! En faisant comme s’il n’y avait pas de problème. — Deuxièmement, en surutilisant les voies de l’oubli : alcool, drogue, médicament (analgésique, anxiolytique, antidépresseur, stimulant, somnifère, etc.), télévision, jeu vidéo, travail à l’excès, consommation compulsive, etc. — Troisièmement, en émoussant les plaisirs à outrance : la gourmandise à la place de développer l’art d’être gourmet, les distractions continuelles au lieu d’utiliser les moments de loisir pour s’occuper véritablement de soi, le sexe pour le plaisir temporaire qu’il procure au lieu de vivre pleinement sa sexualité dans un espace de rencontre avec soi-même et avec l’autre, la vision négative de l’effort ou de la discipline personnelle, etc. — Quatrièmement, en façonnant des moules pour tout et pour rien : modes de toute sorte (vêtement, musique, automobile, film, aliment vedette, courant de pensée, etc.), conformisme, performance, productivité, vent de mondialisation qui développe lentement une culture unique de consommation, etc. L’individualité et la différence perdent peu à peu du terrain malgré l’apparence de libéralisme. Certains adolescents se chargent bien de nous ramener à l’ordre par leur originalité ! C’est ce monde que nous offrons actuellement à nos enfants… À moins que chacun de nous choisisse autrement. Depuis vingt ans, particulièrement, les enfants qui naissent sont intenses. Intenses dans leur attitude, dans leur sensibilité, dans leur façon d’être, de penser et de se comporter. Force est, pour nous, de constater qu’ils n’entrent plus dans le moule qu’on leur avait si bien préparé ! Mais la résistance du système en place est grande. Afin de nous assurer que les jeunes entrent dans le modèle idéal, le système médical établit toutes sortes de diagnostics qui n’auront d’autre solution que la voie connue par la médecine : la médication (Ritalin®, Dexedrine®, Prozac®, Paxil®, Zoloft®, etc.). Ces interventions sont faites dans le but de normaliser des comportements qui seront alors en conformité avec les standards de la société actuelle. Et si c’était la société qui était à changer, de même que notre système éducatif ? Je dis souvent que le monde est à réinventer, que nous devons ajuster notre alignement si nous désirons éviter l’autodestruction. Destruction qui s’immisce actuellement par la pollution, par l’épuisement de nos ressources naturelles, par les changements climatiques, par les guerres, par les oppressions, par l’intégrisme, par le taux élevé de suicide chez nos jeunes, par les burn out, par les dépressions, par la dépendance aux drogues et aux médicaments, par les poussées de comportement violent, verbal et physique, par les agressions, par notre alimentation dénaturée et morte, etc. Pour réaligner ce monde, nous avons besoin d’individus sains et forts, forts mentalement et physiquement, car les résistances sont grandes de toutes parts. Nos enfants ne sont-ils pas à l’image de ces adultes de demain dont nous avons besoin ? Ne sont-ils pas résistants et forts à leur façon ? Oui, j’en conviens, aujourd’hui comme parents de ces enfants, ce n’est pas toujours facile (j’ai moi-même quatre enfants…). Mais, est-ce une raison pour les éteindre, pour les étouffer parce qu’ils nous dérangent dans notre confort, parce qu’ils pensent et agissent différemment ? Dans ce volume, je vous présenterai plusieurs éléments qui ont une influence directe sur le bien-être de votre enfant (et de vous-même !). J’aborderai essentiellement tout ce qui touche le maintien de l’équilibre du système nerveux chez l’enfant. Loin de moi l’idée de vous expliquer l’origine précise des troubles de l’attention ou de l’hyperactivité que l’on retrouve chez bon nombre d’enfants, car il n’y a pas de cause unique, l’origine de ces déséquilibres étant plurifactorielle. Plutôt que de partir du malaise ou du déséquilibre pour trouver des solutions, j’ai préféré, dans la première partie du volume, observer avec vous la vie dans son ensemble. J’ai relevé des aberrations qui font partie de notre quotidien, mais que nous ne voyons plus. Bien qu’il soit plus facile de mettre en place un univers sain pour notre futur enfant plutôt que de redresser les causes du déséquilibre lorsqu’il est déjà apparu, j’aborderai dans la deuxième partie, un éventail de solutions qui pourraient faire toute la différence pour votre enfant. Il suffit parfois de changer notre regard, de modifier notre point de vue pour percevoir d’autres solutions, tant dans nos attitudes intérieures que dans les modifications de l’environnement. Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu l’expression « enfant indigo ». Je n’utiliserai pas ce terme ni ce concept pour la simple et bonne raison que c’est un cadre qui a son fondement, mais les risques sont grands de tomber dans la tentation de faire de l’élitisme, de mettre l’enfant sur un piédestal et de lui laisser faire tout ce qu’il veut. Nos enfants ont aussi besoin de discipline et d’encadrement, et malgré leurs grandes qualités, ils ont également des aspects de leur être à guérir comme nous tous d’ailleurs. Chaque personne sur cette planète est unique, ce qui est un miracle en soi lorsqu’on s’arrête pour y réfléchir. Chaque enfant qui naît peut réaliser son potentiel divin (comme chacun de nous); il a juste besoin de notre encouragement et de notre protection. Comme chaque individu porte les fruits de son âme, la récolte qu’il fera en cette vie et les semences qu’il en tirera seront toujours à sa ressemblance. Il est donc inutile de comparer et surtout de juger les enfants, petits ou grands ! Chacun a sa place dans le jeu de la vie. Il n’y a jamais de sot métier ni de mauvais talent. Nous n’avons qu’à guider nos enfants vers ce qu’ils sont heureux d’accomplir, vers la réalisation de leurs rêves. Car ce n’est pas tant ce qu’ils accompliront qui est important, mais bien l’esprit dans lequel ils le réaliseront. Nous trouvons notre juste place lorsque nous sommes heureux et bien à l’endroit où nous sommes et ce lieu ne sera jamais statique puisque nous sommes en continuel changement ! |